« Allons-y doucement ... Nous sommes pressés » cherche en réalité à nous apprendre que si nous restons calme dans la vie, même si nous pensons que pour une raison quelconque nous devons vraiment nous dépêcher, si nous ne désespérons pas, mais restons plutôt détendus et n'accélérons pas nos actions et nos comportements, alors, nous allons forcément bien faire les choses et nous allons éviter de faire les erreurs que nous avons voulu éviter en premier lieu.
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Allons-y doucement… Nous sommes pressés !

By Adriana Adarve – Owner of Adarve Translations

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« Allons-y doucement ... Nous sommes pressés » cherche en réalité à nous apprendre que si nous restons calme dans la vie, même si nous pensons que pour une raison quelconque nous devons vraiment nous dépêcher, si nous ne désespérons pas, mais restons plutôt détendus et n'accélérons pas nos actions et nos comportements, alors, nous allons forcément bien faire les choses et nous allons éviter de faire les erreurs que nous avons voulu éviter en premier lieu.
Allons-y doucement…

Quand j’étais une petite fille, j’ai entendu ma tante Mary me dire : « Allons-y doucement… Nous sommes pressées ! » J’avoue qu’au début, je ne pouvais pas vraiment comprendre ce qu’elle voulait dire par cela. Bien sûr, j’étais très jeune et ma compréhension de beaucoup de choses était assez limitée.

Au fil des ans, le même dicton me tournait toujours dans la tête, et un autre dicton semblable a également fait son apparition dans mon vocabulaire, à savoir, « Habillez-moi lentement… Je suis pressé(e) ». Je ne peux que supposer que ce dicton en particulier avait plus à voir avec un temps révolu où les hommes comptaient sur des valets et les femmes sur des femmes de chambre pour les aider avec leurs routines d’habillage avant de quitter leur résidence pour rendre des visites ou pour aller au bal. Bien que des valets ou des femmes de chambre ne nous aident plus à nous habiller ou à nous déshabiller, l’adage est encore largement utilisé dans ma famille et mon pays.

Il y a quelques semaines, je regardais la télévision et j’ai vu une publicité où un fournisseur de services offrait d’excellentes prestations, mais seulement si le téléspectateur répondait à l’invite « Dépêchez-vous ! Appelez-nous dès maintenant pour profiter de cette offre ».

Ce n’est pas seulement à la télévision que nous voyons ce genre de messages qui nous incitent à nous dépêcher et à faire quelque chose, ou même des annonces prétendant que telle ou telle entreprise peut apporter un meilleur service, de plus haute qualité et plus rapidement qu’une autre. Les compagnies de téléphone et les fournisseurs de services par câble sont parmi les premiers qui me viennent à l’esprit en ce moment : « Nous vous offrons un service Internet plus rapide que celui que nos concurrents ne pourront jamais vous offrir, et, en prime, vous ne paierez que la moitié de ce que n’importe quel autre fournisseur vous facturera ! » N’est-ce pas ce que nous entendons sans cesse à la télévision, la radio et les autres médias qui agressent nos sens tous les jours ?

C’est de cette façon que, lorsque je regardais une autre annonce prétendant que nous pouvons obtenir ceci ou cela plus rapidement et à la moitié du prix, ou moins, de celui demandé par la concurrence, je me suis souvenu de ma tante Mary et de son dicton.

Mais qu’est-ce que ce dicton veut vraiment dire ? Quelle est son essence ? Fait intéressant, je pense que la plupart des gens diraient en fait que ce dicton ne fait réellement aucun sens. Après tout, si nous sommes pressés, ne devrions-nous pas nous dépêcher au lieu d’aller plus lentement ? Hum, probablement, mais tout dépend du résultat que nous voulons obtenir, n’est-ce pas ?

« Allons-y doucement… Nous sommes pressés » cherche en réalité à nous apprendre que si nous restons calmes dans la vie, même si nous pensons que pour une raison quelconque nous devons vraiment nous dépêcher, si nous ne désespérons pas, mais restons plutôt détendus et n’accélérons pas nos actions et nos comportements, alors, nous allons forcément bien faire les choses et nous allons éviter de faire les erreurs que nous avons voulu éviter en premier lieu. Il est inévitable de commettre des erreurs lorsque nous ne restons pas calmes et sereins, lorsque nous accélérons les choses. En conséquence, nous devons alors revenir sur nos pas ou sur nos actions et tout recommencer afin de corriger ces erreurs. Ce que nous voulions accomplir en accélérant les choses nous prend alors, sans faille, deux ou trois fois plus de temps et d’efforts que prévu dès le début.

Chez Traductions Adarve nous préférons suivre effectivement le conseil de ma tante Mary. Nous nous disons simplement : « Allons-y doucement ... Nous sommes pressés ! » En travaillant sans hâte, nous sommes fiers de produire un travail de haute qualité au rythme normal requis par nos collaborateurs hautement qualifiés. Naturellement, nous pouvons aussi produire des traductions plus rapides, ou urgentes, si c'est ce que nos clients demandent absolument ; néanmoins, en étant conscients des risques encourus si nous précipitons les choses, et en sachant que les risques de faire des erreurs et de devoir ensuite revenir sur nos pas pour corriger lesdites erreurs ne vont pas vraiment de pair avec le travail compétent et de haute qualité que nous voulons offrir à nos clients, nous suivons plutôt le conseil de ma tante Mary d'aller doucement, même si nous pressés !
… Nous sommes pressés !

Je pense que nos efforts de toujours vouloir chercher à obtenir plus pour moins, y compris faire plus de choses en un temps record — l’installation plus rapide de quoi que ce soit à la maison, soit des gadgets électroniques ou non, un apprentissage plus rapide de ce qui nous vient à l’esprit, guérir plus vite, faire que les plantes poussent plus vite, des stratégies pour gagner de l’argent de façon accélérée, un élevage plus rapide des animaux et même l’éducation accélérée des enfants — sont devenus un fléau diabolique de nos temps modernes. C’est une liste sans fin, non seulement à la maison, mais aussi dans un nombre croissant d’industries.

L’industrie de la traduction, malheureusement, n’échappe pas à cette tendance en pleine expansion de notre monde moderne de toujours précipiter les choses, la tendance qui n’arrête pas de croître de demander des traductions en un temps record, pour le moins d’argent possible, mais toujours avec la plus haute qualité, une qualité qui ne peut être obtenue que par un travail méticuleux, sans hâte et fait avec beaucoup de dévouement.

Plusieurs fois dans ma carrière en tant que traductrice, mais jamais autant que dans les deux dernières années, m’a-t-on demandé à plusieurs reprises d’écrire des traductions accélérées, moins chères et avec la qualité exceptionnelle attendue dans le domaine. Ces demandes de traductions plus rapides ou urgentes sont de plus en plus fréquentes au fur et à mesure que le temps passe.

Aujourd’hui, les gens sont toujours pressés, ils courent toujours à droite et à gauche pour obtenir plus, pour « accomplir » plus, et pour intégrer plus de choses dans leur vie déjà frénétique dans un minimum de temps. Courir, se précipiter et courir un peu plus, même si à la fin nous ne savons pas vraiment pourquoi nous courons autant ou pourquoi nous nous précipitons tellement. Plus nous courons dans la vie, moins satisfaits nous finissons par l’être, et plus nous devons nous dépêcher pour combler le vide ou pour répondre aux questions qui sont restées sans réponse lors de notre première tentative.

Chez Traductions Adarve, nous préférons suivre effectivement le conseil de ma tante Mary. Nous nous disons simplement : « Allons-y doucement… Nous sommes pressés ! » En travaillant sans hâte, nous sommes fiers de produire un travail de haute qualité au rythme normal requis par nos collaborateurs hautement qualifiés. Naturellement, nous pouvons aussi produire des traductions plus rapides, ou urgentes, si c’est ce que nos clients demandent absolument ; néanmoins, en étant conscients des risques encourus si nous précipitons les choses, et en sachant que les risques de faire des erreurs et de devoir ensuite revenir sur nos pas pour corriger lesdites erreurs ne vont pas vraiment de pair avec le travail compétent et de haute qualité que nous voulons offrir à nos clients, nous suivons plutôt le conseil de ma tante Mary d’aller doucement, même si nous sommes pressés !

Je crois que le conseil de ma tante Mary, « allons doucement… Nous sommes pressées » va vraiment bien avec un des enseignements de Lao Tsu, « Le calme surmonte la rapidité. Permettez que votre travail soit un mystère. Montrez seulement les résultats. »

En vous souhaitant d’aller doucement maintenant,

Adriana Adarve, Asheville, NC

 

Adriana Adarve est la propriétaire de Traductions Adarve et parle trois langues couramment (anglais, espagnol et français), en plus d’avoir des connaissances de base et intermédiaires de trois autres langues, allemand, italien et portugais ; en plus d’être polyglotte, Adriana Adarve est également pluriculturelle et  multiculturelle.
Adriana Adarve

Au sujet de l’auteure: Adriana Adarve est la propriétaire de Traductions Adarve et parle trois langues couramment (anglais, espagnol et français), en plus d’avoir des connaissances de base et intermédiaires de trois autres langues, allemand, italien et portugais ; en plus d’être polyglotte, Adriana Adarve est également pluriculturelle et  multiculturelle.

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